CZYNSKI (Jean). | Lettre autographe signée adressée à Charles Journet

CZYNSKI (Jean).

Lettre autographe signée adressée à Charles Journet

1 page et demie in-8, Paris, [novembre 1861], quelques rousseurs. .L’intellectuel varsovien Jean Czynski (1801-1867), exilé à Paris après l’échec de la révolution polonaise de 1830, avocat, auteur prolifique, inlassable défenseur des Juifs et des théories fouriéristes, écrit une lettre au fils de Jean Journet (1799-1861), autoproclamé L’Apôtre (de Charles Fourier), qui vient de mourir. Il y assure qu’il n’a jamais reçu d’argent de lui, contrairement à ce qu’affirme Nadar dans sa nécrologie parue dans Le Figaro le 27 octobre sur la foi des dires du fils Journet : « Lorsqu’il arriva de Limoux à Paris pour se vouer à la loi de Fourier, (…) Jean (…) courut porter trois mille francs au néo-phalanstère de Czynski. Sa femme s’effraya et gronda, mais Jean n’était plus époux ni père : l’apôtre s’irrita et faillit maudire. Les petits enfants, devenus hommes, ont gardé le souvenir de cette première scène, qui leur découvrait l’avenir sombre. » Czynski prétend le contraire dans sa lettre : « Autant qu’il a été dans mon pouvoir je lui ai offert mon faible concours. Lorsque Journet s’est présenté dans le cercle dont je faisais partie, il était déjà sans ressources. » Ainsi, après avoir obtenu une insertion rectificative dans Le Figaro du 10 novembre (« Nadar s’est trompé, Journet n’apporta pas 3,000 francs à M. Czynski, mais bien à la porte à côté. M. Czynski n’a rien reçu de Journet : il l’a, au contraire, aidé comme souscripteur »), il insiste : « le fait que vous avez cité m’est tout à fait étranger ». Un document rare, relatif au petit monde des communautés du socialisme utopique sous le Second Empire.
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